- La première manifestation aura lieu à Barcelone, suivie de Séville, Saragosse et enfin Madrid.
- En Espagne, plus de 765 000 véhicules sont équipés de ce moteur défectueux.
- Rafael : « Nous avons acheté une voiture en faisant illusion et elle s’est avérée être une fraude ».
21/10/2024
Les personnes affectées par les moteurs Stellantis défectueux en ont assez de l’absence de réponses de la part du fabricant des moteurs Puretech défectueux et ont décidé de descendre à nouveau dans la rue pour faire pression et exiger une solution à leur problème.
Stellantis n’a tenu qu’une seule réunion avec les porte-parole des personnes concernées, en septembre dernier, mais sans aucun engagement formel. Ils ont seulement affirmé leur intention de rechercher une solution globale (rien qu’en Europe, il y a quatre millions de voitures équipées de ce type de moteur), mais cette intention est restée à l’état de paroles. Aucune proposition concrète n’a été faite aux victimes. Le président de l’Association des victimes de Stellantis (AFESTEL), Yerba Luca de Tena, estime que « La solution globale aurait dû être recherchée dès le moment où les problèmes ont été détectés ». Elle est pessimiste et ne croit pas que cette solution viendra, « Ils disent cela pour gagner du temps et nous ennuyer ».
L’association, qui regroupe plus de 6 000 personnes affectées, a décidé d’établir un calendrier de manifestations dans les villes où Stellantis a son siège. Après avoir manifesté au siège de Vigo le 5 octobre, ils manifesteront à nouveau dans le but d’obtenir de l’entreprise qu’elle reconnaisse le vice de fabrication, qu’elle retire les véhicules de la casse et qu’elle restitue les sommes versées pour les réparations et l’entretien excessifs ; qu’elle offre une compensation pour chaque jour où le véhicule est resté immobilisé sans voiture de remplacement pour l’utilisateur et qu’elle compense la dévaluation du véhicule.
Les données extraites des dossiers de la DGT indiquent que plus de 765 000 véhicules équipés de moteurs Puretech ont été vendus en Espagne. La Catalogne est la région qui compte le plus grand nombre de véhicules concernés. Près de 80 000 d’entre elles se trouvent à Barcelone, la ville où débutera la première manifestation de cette série, à l’appel d’AFESTEL. Elle aura lieu le 9 novembre.
Deux samedis plus tard, le 23 novembre, ce sont les Andalous qui se rassembleront à Séville. L’Andalousie fait également partie des communautés qui comptent le plus grand nombre de victimes de cette situation. Rafael, propriétaire d’une voiture équipée d’un moteur Puretech, se rendra à Séville. Le véhicule a été immatriculé en 2015 et a parcouru 52 000 km. En juin, il roulait à 120 km/h sur l’autoroute A-4 en arrivant à Madrid : « J’ai arrêté ma voiture à 120 km/h. Ma voiture s’est arrêtée à 120 km sur l’autoroute A-4.Ma voiture s’est arrêtée à 120km sur l’autoroute et j’ai échappé à un accident par chance. La réparation m’a coûté 2 200 €, mais le pire est de risquer sa vie tous les jours avec ces voitures, nous avons une épée de Damoclès au-dessus de nous à chaque fois que nous utilisons ces bombes à retardement. Nous avons acheté une voiture avec illusion et elle s’est avérée être une fraude ».
En décembre, le 14, la manifestation aura lieu à Saragosse, où Stellantis possède une succursale, et la dernière manifestation prévue cette année est programmée pour le 21 décembre à Madrid.
Les moteurs du fiasco : Puretech
Il convient de rappeler qu’il s’agit d’une anomalie de fabrication de ce type de moteur utilisé dans des marques telles que Opel, Peugeot, Citroën, DS, Jeep et Toyota, qui consiste en une dégradation progressive de la courroie de distribution, entraînant une consommation élevée d’huile, un dysfonctionnement de la pompe à vide et d’autres défauts graves entraînant une dégradation prématurée du moteur. Il en résulte des réparations coûteuses pour les propriétaires, car les concessionnaires ne traitent pas les plaintes au motif que les périodes de garantie ont expiré ou que les réparations n’ont pas été effectuées dans leur propre concession, bien qu’il y ait de nombreux utilisateurs qui l’ont fait.
La faille a été découverte en 2020, dans des voitures commercialisées depuis 2014.
Il faut savoir que ces voitures présentent des défauts, en moyenne, après 4 à 6 ans, et qu’il y a donc des milliers de cas qui n’ont pas encore été signalés.
QU’EST-CE QUE L’AFESTEL ?
L’Association des personnes concernées par Stellantis (AFESTEL) représente aujourd’hui plus de 6 000 personnes concernées, prêtes à aller devant les tribunaux pour défendre leur droit à une indemnisation, conscientes que la seule façon d’obliger l’entreprise à trouver une solution pour compenser la perte économique est d’agir collectivement.